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CAJAC mobile à Dschang : Les premiers pas vers les communautés de base

A la fin du mois de mai dernier, le centre d’assistance juridique et d’action citoyenne –CAJAC- de TI-C a réalisé son tout premier et véritable contact avec les populations. C’était dans la ville universitaire de Dschang, région de l’Ouest Cameroun. Du 23 au 27 mai, cette contrée a vibré au rythme d’une vaste campagne de sensibilisation des populations contre la corruption.

Par l’intermédiaire des caravanes motorisées, des spots passés à la  radio communautaire YEMBA, des affichages A2 et autres banderoles, tous étaient mobilisés dans les groupements Foto, Foreke et Fongo Ndeng. Des autorités administratives aux jeunes étudiants en passant par les autorités traditionnelles et les hommes en tenue, chacun a donné du sien pour le succès de la caravane.  Que ce soit les adultes ou les jeunes, les hommes ou les femmes, chacun a voulu se faire un témoin oculaire de la caravane. C’était comme une occasion à ne manquer sous aucun prétexte. Le message de la mobilisation de tous et de chacun pour la lutte contre la corruption a été distillé et s’est répandu telle une traînée de poudre au sein de la population, toutes catégories confondues.

Dans la foulée, les jeunes ont pointé un doigt accusateur sur les forces de l’ordre qui selon eux sont parmi les plus corrompus. Selon leurs témoignages, il faut leur laisser 500 voire 1 000 Fcfa lorsque vous êtes interpellés à un poste de contrôle routier. D’autres témoignages sont enregistrés à la même occasion en même temps que des conseils juridiques ont été prodigués à l’endroit des victimes. D’autres plaintes des victimes devraient suivre dans la mesure où le numéro vert du CAJAC à savoir le 8030 a été communiqué aux participants.

De fil à aiguille, de jeunes étudiants de Master en Droits de l’Homme de l’Université de Dschang, réunis au sein de l’APREDH – Association pour la réalisation et la promotion des droits de l’Homme –  se sont appropriés l’initiative. L’association  devient dès lors le nouveau point focal du CAJAC à Dschang. Sa mission principale consiste à servir de courroie de transmission entre les populations et l’équipe du CAJAC de Yaoundé.

Plus loin, rappelons que la population de Dschang ne s’est pas voulue passive dans la lutte contre la corruption. Elle a participé. Et ce à travers des suggestions. L’une orientée vers l’extension du CAJAC qui reste jusqu’ici confiné dans la seule et lointaine ville de Yaoundé et l’autre consistant en l’institution dans la ville des boîtes à suggestions pouvant permettre de recueillir des avis et autres expériences de la corruption.

Toutes choses qui une fois réalisées, feront que  ce CAJAC mobile de mai 2011 à Dschang fassent  véritablement tâche d’huile au sein de la communauté…

Le conseiller juridique recevant un client