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LE SECTEUR DE L’URBANISATION A MAL A SA GOUVERNANCE

La journée du dimanche 09 octobre 2023 avait débuté sans aucune inquiétude pour les habitants du quartier Mbankolo lieu-dit « Source » c’était sans ignorer qu’aux environs de 19 h le destin de plusieurs personnes allait malheureusement changer. Un éboulement de terrain va emporter avec lui plusieurs maisons et vies humaines bilan provisoire 40 morts et plusieurs blessés. Les pluies diluviennes  qui inondent la ville de Yaoundé ces dernières semaines ont mis  à nue les failles du système d’urbanisation au Cameroun. Transparency International-Cameroon à cette occasion adresse ses sincères condoléances aux familles éprouvées par cette tragédie.

Mbankolo est un quartier situé au versant de l’une des collines de la capitale et réputé dangereux pour habitation. Le lieu sinistre chapeauté par un lac dont une digue construite à l’époque coloniale pour retenir l’eau a lâché dues aux fortes pluies et aux eaux venant des collines environnantes.  

Malgré la sonnette d’alarme émise par certains journalistes il y a quelques années, ceci n’a pas empêché les populations de s’y installer, la principale cause la précarité. Dans un contexte du non-respect des principes des normes de l’urbanisme réglementaire, les populations socio économiquement vulnérables y construisent ou louent des maisons d’habitation du fait de la rareté et du coût élevé des terres dans les espaces adéquates pour construction, par ailleurs, l’incivisme des populations conscients des risques encourus, décident quand même de loger leurs familles dans ces zones dangereuses. L’occupation anarchique de ces zones rappelle la responsabilité de tous et de surtout du gouvernement en ce qui concerne l’octroi des terres. Il est temps que l’Etat du Cameroun procède à un recasement des populations installées dans des zones à risques pour éviter à l’avenir une énième tragédie après celles de Gouache en 2019, de Douala et Ngaoundéré en juillet 2023 et de Damas en 2022.

Transparency International dans le cadre de son projet « Land and corruption in Africa » a conçu un cours intitulé « Corruption in Urban planning » a guide for professional and trainee version originale en anglais et la « Corruption dans le plan d’urbanisation » un guide pour les professionnels et formateurs traduite en français par Transparency International-Cameroon adressé aux Urbanistes et responsables de l’aménagement du territoire, Organisations de la société civile militant pour les droits des citoyens et/ou le droit au logement, Enseignants, chercheurs et instituts de recherches soulève les questions existentielles en ce qui concerne la gouvernance dans le secteur de l’urbanisation. Dans deux de ses grandes parties notamment :

RISQUES DE CORRUPTION DANS LE DÉVELOPPEMENT ET LA PLANIFICATION URBAINE

Le guide

  • Fournit une vue d’ensemble de ce qu’est la planification urbaine ;
  • Examine les raisons pour lesquelles la planification urbaine est sujette à la corruption ;
  • Donne de nombreux exemples sur où et comment la corruption peut se produire dans le cycle de planification ;
  • Illustre ce qui alimente la corruption dans les villes africaines et souligne ses effets néfastes ;
  • Montre pourquoi il est opportun et important de se concentrer sur les dimensions urbaines de la corruption.

A son chapitre TACTIQUES ET STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION URBAINE, le cours présente une vue d’ensemble des quatre principales approches en matière de lutte contre la corruption :

  • L’approche classique : rendre la corruption plus difficile, plus risquée et plus coûteuse ;
  • L’approche par la pression : susciter davantage d’indignation publique à l’égard de la corruption ;
  • L’approche systémique : réduire les possibilités de corruption ;
  • L’approche incitative : rendre l’intégrité personnelle et professionnelle plus attrayante et plus gratifiante que l’engagement ou la participation à des activités de corruption.

L’intégralité du cours est disponible via ce lien  https://ti-cameroun.org/un-guide-pour-lutter-contre-la-corruption-dans-le-secteur-de-lurbanisation/

   

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TI-C ET AME RENFORCENT LES CAPACITES DES JOURNALISTES, DES OSC ET COMMUNES

Dans le cadre du projet « Strengthening Accountability Networks among Civil Society – SANCUS” dont l’objectif est de renforcer la transparence et la responsabilité dans la mise en œuvre du plan de développement local et la gestion des finances publiques grâce à la participation citoyenne et l’utilisation des outils technologiques, Transparency International-Cameroon (TI-C) s’est rendue dans la région de l’Ouest  (Bafoussam et Mbouda), dans le but de former les journalistes. C’était à l’occasion d’un atelier de formation et de concertation avec les journalistes d’investigation et des leaders d’OSC sur la lutte contre la corruption dans le développement local, organisé en partenariat avec l’Alliance pour la Maîtrise de l’Eau et de l’Energie (AME).

L’objectif était de renforcer les capacités des journalistes et des leaders de la Société Civile sur la lutte contre la corruption et l’implication des citoyens au suivi de l’action publique locale. De manière spécifique, il s’agissait de former ou informer les participants sur la nécessité de mettre une emphase sur le suivi citoyen de l’action publique d’une part, et d’autre part sur l’urgence de fédérer les efforts dans la lutte contre la corruption dans la conception et la mise en œuvre des politiques locales de développement. Étaient présents les journalistes, les leaders d’Osc et les responsables des communes. L’atelier s’est déroulé en 3 phases

  • PHASE INTRODUCTIVE

La phase introductive de l’atelier a été ponctuée par l’enregistrement des participants, le mot de bienvenue du représentant du Réseau Alliance pour la Maîtrise de l’Eau et de l’Energie (AME) et du représentant de Transparency International-Cameroon (TI-C).

Au cours de cette phase, le Chef de projet Gouvernance Local, antenne pays de Transparency International, prend la parole. Dans son mot introductif, il a retracé le contexte de mise en œuvre du projet depuis juin 2021 dans les Communes de Bafia, de Bafoussam (pour la Région de l’Ouest) et Bamenda 1er, 2ème et 3ème (pour la Région du Nord-Ouest) et surtout le contexte de l’atelier.

  1. DÉROULEMENT DES TRAVAUX

 Cinq  modules ont été présentés au cours de cette phase

  • Présentation du projet et généralités sur la lutte contre la corruption dans le Développement Local

L’exposant est revenu  sur l’historique de l’initiative en rappelant le contexte de l’atelier qui vise à améliorer le niveau de transparence et redevabilité des élus envers les populations, de renforcer la participation citoyenne, de favoriser l’inclusion de toutes les couches sociales et la prise en compte des groupes minoritaires dans le développement local. Cette présentation se termine par la proposition des indices de corruption dans les Communes. Il s’agit entre autres de :

–           Retard dans les salaires,

–           Irrégularité dans la fiscalité locale,

–           Absence ou refus de décharge des courriers à l’accueil ou au service courrier,

–           Remise tardif des invitations ou autres documents relatifs au conseil municipal,

–           Défaut d’équité (charges communales non harmonisées),

–           Refus de délivrance des quittances,

–           Phénomène de faiseur de roi (influence d’une élite lors du choix des élus locaux),

–           Conception non inclusive des PCD,

  • Présentation du cadre légal et la régulation du suivi citoyen de la gouvernance locale

L’exposant instruit les participants sur le cadre légal international, national et local de la gouvernance. Il va préciser que la participation des citoyens à la prise de décision constitue aujourd’hui une norme mondiale acceptée de tous les acteurs de la vie internationale. Parce que l’État est l’institution au centre du bien des peuples, l’échec du model dans lequel il décidait de tout a conduit à une nouvelle approche. Cette dernière implique la participation des citoyens à la prise des décisions puisque celles-ci engagent directement à l’amélioration ou non de leur bien-être. Il ressort des échanges que :

–           Il faut cesser d’être un simple habitant, mais plutôt être un bon citoyen en participant aux actions de la Commune,

–           La vulgarisation des textes doit être une affaire personnelle de tous les médias et OSC. Ces textes sont d’ailleurs téléchargeables gratuitement sur internet,

–           Il y a absence de dispositif pour protéger les citoyens qui font le suivi et les dénonciations,

–           L’impunité de l’État Camerounais face aux actes de Corruption contribue à aggraver la situation,

–           Il y a un manque de volonté des citoyens ou encore une absence de leadership dans l’engagement d’un acte de suivi,

 

  • Présentation de la plateforme de dénonciation du projet « SANCUS »         

Le chef du projet a présenté de manière succincte la plateforme accessible ici localaction4development.org en revenant sur les différentes rubriques et les procédures de dénonciation.

 

  • Identification des risques de corruption et les outils inclusifs de dénonciation de la mauvaise gouvernance au niveau local.          

Dans cette partie, les participants se sont constitués en groupe pour réfléchir sur les risques de corruption et les outils inclusifs de dénonciation à la mauvaise gouvernance au niveau local. À l’issu des travaux ils ont procédé aux restitutions et propositions des recommandations.

  1- Proposition des risques de corruption dans les CTD

–           Conflits d’intérêts,

–           Cumul des fonctions lors de la passation des marchés (être à la fois Maître d’ouvrage et autorité contractante)

–           Non-respect de la loi interdisant à un Maire d’être chef d’entreprise dans sa propre Commune,

–           Non publication ou publication tardive des appels d’offre,

–           Favoritisme. Il s’agit de la familiarité entre le Maire et certains citoyens ; ceci entraîne un manque de gouvernance et surtout de transparence dans le suivi,

–           Non implication des populations avant, pendant et après les projets,

–           Clientélisme politique.

 2- Les outils de dénonciation des actes de corruption dans les CTD

Une multitude d’outils de dénonciation a été proposé par les participants lors des échanges. Il s’agit de :

–           La Plate-forme,

–           La sous-commission du BIP,

–           Les émissions Radio interactives,

–           Les spots publicitaires,

–           La production des opuscules (Bouquins, tracts, …),

–           La plate-forme digitale en ligne, …

 

  • LA PHASE  DES RECOMMANDATIONS

Plusieurs recommandations ont été adoptées à l’issu des échanges avec les participants notamment :

–           Les participants peuvent utiliser les idées de sensibilisation proposées pour monter des projets afin de rechercher des financements ;

–           La dénonciation est une action citoyenne, chacun doit mettre sa main à la pâte pour le changement rechercher dans notre commune ;

–           L’intégration des citoyens est capitale dans les actions de gouvernance locale ;

–           Travailler en synergie pour sensibiliser les citoyens à travers les Radios communautaires ;

–           Former des coalitions pour faire des dénonciations car seul, on s’expose,

–           Pour mieux comprendre les textes de lois sur le CTD, il faut cibler les mots clés et les démystifier.

 

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UNE JOURNEE MONDIALE DE L’ENSEIGNANT TRUFEE DE FAUTES AU CAMEROUN

Alors que le monde célèbre ce 5 octobre 2023, la journée des enseignants sous le thème général « Les enseignants dont nous avons besoin pour l’éducation que nous souhaitons : l’impératif mondial de remédier à la pénurie d’enseignants », un enjeu aussi bien mondial que national. Et sous le thème national « Enseignants qualifiés en nombre suffisant, gage d’une éducation de qualité », triste est de constater que les conditions des enseignants au Cameroun sont loin d’être un catalyseur favorable pour une éducation de qualité. Les seigneurs de la craie ont mal à leur profession noble foulée au pied au détriment d’intérêts égoïstes.

Depuis février 2022, ils ont lancé un mouvement national OTS « On a Trop Supporté » dénonçant  la non application de leur statut particulier, les rappels de salaire, avancements, allocations…pour un montant global de 181 milliards de FCFA. A ce jour, les revendications n’ont pas porté leurs fruits malgré les instructions  du chef de l’Etat de payer de manière échelonnée cette dette dans les plus brefs délais, c’était en mars 2022.

Au regard de ce sombre tableau qui vient de plus confirmer la mauvaise gouvernance dans le secteur de l’éducation au Cameroun, Transparency International-Cameroon qui avait déjà pris position en 2022 au début du mot d’ordre « Craie morte » s’insurge une fois de plus contre ce traitement inhumain infligé aux enseignants. La corruption, la fraude qui seraient l’une des raisons de ce capharnaüm dévoilent son venin mortel quant à l’amélioration des conditions de travail des enseignants et freinent en grande pompe le développement du pays. Les enseignants qui sont censés encadrer et inculquer des valeurs solides d’intégrité, d’éthique, de respect, de dynamisme, de compétitivité à la jeune génération qui a déjà du mal à trouver ses repères dans l’avènement de la technologie et du modernisme à outrance, subissent de manière flagrante les limites du système.

Il serait plus qu’urgent que le Gouvernement prenne des mesures palliatives pour soulager les enseignants afin de garantir une éducation de qualité comme le stipule le thème national.

BONNE FÊTE DES ENSEIGNANTS !

 

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TRANSPARENCY INTERNATIONAL-CAMEROON SENSIBILISE SUR LA CORRUPTION DANS LE SECTEUR DE L’URBANISATION

Dans le cadre de la dissémination du cours sur la « Corruption Urbaine » dans les villes de Mbalmayo, Dschang, Douala et Buéa, Transparency International-Cameroon (TI-C) a organisé dans la ville de Buéa une conférence de presse y relative dans le but de présenter le cours à son public cible(formateurs, professionnels sur les questions d’urbanisation, administrations foncières, universités, étudiants, citoyens, etc.) et les médias. Le lien de téléchargement en versions anglaise et française ci-après. https://ti-cameroun.org/un-guide-pour-lutter-contre-la-corruption-dans-le-secteur-de-lurbanisation/

Étaient présents à la conférence le Coordonnateur de American Space (American Space sont des lieux d’apprentissage et de rassemblement en libre accès dans le monde entier qui favorisent l’interaction en personne et virtuelle entre les publics locaux et les Etats-Unis.), le Président et le Chef de Département des Relations Internationales et Résolution des Conflits, les étudiants de différentes facultés et écoles de formation et les médias.

Quatre points ont meublé l’événement notamment

  • L’ ÉDIFICATION SUR LES NOTIONS DE BASE SUR LA CORRUPTION. Transparency International définit la corruption comme l’abus du pouvoir confié à des fins d’enrichissement privé.
  • Abus = mauvaise utilisation ou le mauvais traitement ;
  • Pouvoir confié = autorité et confiance accordées aux experts et aux décideurs sous l’hypothèse qu’ils agissent avec intégrité ou servent le bien public ;
  • Gain privé = avantages qui servent les intérêts des individus ou ceux de groupes d’intérêt spécifiques (y compris les groupes ou partis politiques

 

  • LA PRÉSENTATION DU COURS PROPREMENT DIT. Il s’agissait ici de faire un résumé des grandes parties du cours afin de donner un aperçu sur son contenu entre autres les risques de corruption dans le développement et la planification urbaine. Dans cette partie, le cours :
  • Fournit une vue d’ensemble de ce qu’est-ce que c’est la planification urbaine ;
  • Examine les raisons pour lesquelles la planification urbaine est sujette à la corruption ;
  • Donne de nombreux exemples sur où et comment la corruption peut se produire dans le cycle de planification ;
  • Illustre ce qui alimente la corruption dans les villes africaines et souligne ses effets néfastes ;
  • Montre pourquoi il est opportun et important de se concentrer sur les dimensions urbaines de la corruption.

 

  • LA PRÉSENTATION DU CAJAC (Centre d’Assistance Juridique et d’Action Citoyenne) crée en 2010 est un service de TI-C qui accueille les victimes et témoins d’actes de corruption en leur proposant gratuitement le conseil juridique, le suivi de leurs dossiers au seins des administrations mises en cause et/ou l’assistance judiciaire gratuite devant les juridictions camerounaises.

A la suite de cet exposé le modérateur a annoncé la phase des questions réponses et interviews. La conférence s’est achevée par le partage des tracts sur le cours et la photo de famille.

 

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GUIDE POUR LUTTER CONTRE LA CORRUPTION DANS LE SECTEUR DE L’URBANISATION

Ce guide a été créé pour doter les professionnels de l’urbanisme potentiels et établis des secteurs public, privé et civique, des connaissances, outils et tactiques nécessaires pour reconnaître et repousser les pratiques de corruption dans leur travail quotidien.
Clickez sur le lien pour plus amples informations.
 
version française 
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AFFAIRE GLENCORE : LA SOCIÉTÉ CIVILE S’INTERROGE SUR LE SILENCE DE L’ETAT

Le 12 septembre 2023 au siège de Transparency International-Cameroon (TI-C) une conférence de presse a été organisée par un consortium des organisations de la société civile. L’objectif était de présenter aux médias conviés, la déclaration de la société civile concernant l’affaire impliquant la société Glencore et ses répercussions sur les parties prenantes camerounaises.

Les Organisations de la société civile (Osc) Service National Justice et Paix de l’Eglise Catholique (SNJP), le Conseil des Eglises Protestantes (CEPCA), l’Association Culturelle Islamique du Cameroun (ACIC),  la Coalition Camerounaise Publish What You Pay (PWYP) instigatrices de cet événement s’inquiètent du silence du Gouvernement face à ce énième scandale qui ternit l’image du pays, car certaines sociétés camerounaises ont été citées dans cette sordide affaire.

Tour à tour, les responsables des Osc présentes à la conférence ont exprimé leur déception face à ce mutisme du gouvernement qui est pourtant  garant du développement de la nation. Ils croient fermement que si les médias dénoncent cette situation, ce  sera l’occasion de mettre en lumière les enjeux de cette affaire pour le Cameroun, de stimuler le débat public et d’appeler à des actions concrètes pour garantir la transparence, la responsabilité, et la justice dans le secteur pétrolier et gazier du pays.

La déclaration rédigée en  français https://ti-cameroun.org/wp-content/uploads/2023/09/Declaration-signee-Fr.pdf et en anglais https://ti-cameroun.org/wp-content/uploads/2023/09/Declaration-signee.pdf étaye les suggestions faites par la Société civile dans le but de résoudre ce problème. 

La conférence s’est achevée à la suite de la phase des questions-réponses.

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GUIDE DE FORMATION DANS LE SECTEUR FONCIER POUR LES JOURNALISTES

Transparency International (TI) a conçu un guide de formation pour les journalistes pour enquêter sur la corruption dans le secteur foncier en Afrique. Le secteur foncier est gangrené par la corruption, les victimes sont exposés à des abus les plus invraisemblables les uns que les autres. L’approche de cette formation bien sûr modulable en fonction des besoins des apprenantes. Accedez au guide via ce lien.

https://ti-cameroun.org/wp-content/uploads/2023/09/French_version_-_Enqueter_sur_la_Corruption_dans_le_Secteur_Foncier_en_Afrique.pdf

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ATELIER DES COORDONNATEURS DU CAJAC DES SECTIONS AFRICAINES DE TI

Ghana Integrity Initiative (TI Ghana) a abrité l’atelier des coordonnateurs du Centre d’assistance juridique et d’action citoyenne de certaines sections Africaines de Transparency International (TI) à Accra, au Ghana. La plateforme d’expression dédiée aux coordonnateurs du CAJAC des différentes sections  mettait en lumière les projets Inclusive Services Delivery Africa (ISDA) et Land and Corruption in Africa (LCA) II pour délibérer sur les gains réalisés et élaborer des stratégies visant à améliorer la pertinence et les opérations des CAJAC à travers le continent.

L’atelier, qui s’est tenu du 25 au 27 juillet 2023, a été organisé par TI-S. Les participants venaient des sections africaines de TI : Rwanda, Zimbabwe, République démocratique du Congo (RDC), Madagascar, Zambie, Cameroun, Kenya, Ouganda, Afrique du Sud et Ghana.

Objectifs de l’atelier

– Partager les expériences entre les 11 sections participant à l’atelier

– Contribuer à la conception du guide CAJAC sur le genre et l’inclusion

– Explorer les opportunités de collaboration entre les pays, notamment en validant les données pilotes du CAJAC dans les secteurs de l’éducation et de la terre

– Etablir des liens avec d’autres sections pour planifier les visites d’échange du CAJAC (projet ISDA) ; et explorer une potentielle collaboration sur des sujets communs (par exemple, la sextorsion, la protection des dénonciateurs) ;

– Former sur les plateformes numériques CAJAC (Base de données ALAC / Salesforce et GlobaLeaks)

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LES FAILLES DE LA GOUVERNANCE EN MATIÈRE DE CONSTRUCTION

L’effondrement des immeubles R+4 à Douala dans la nuit de samedi 22 à dimanche 23 juillet 2023 causant la mort de plus de trente personnes (bilan provisoire), et à Ngaoundéré le 25 juillet 2023 entraînant la mort de trois personnes questionne une fois de plus la qualité de la gouvernance au Cameroun, notamment en matière d’urbanisme et de politique de construction. Que de drames a n’en point finir qui plongent plusieurs familles dans le désarroi. Transparency International-Cameroon (TI-C) à cette occasion adresse ses sincères condoléances aux familles éprouvées par ces sordides événements et souhaite que le Gouvernement institue une enquête qui permettra de dégager les responsabilités et de traîner les coupables devant les juridictions compétentes.

 Notre société se caractérise par le fait d’avoir écarté la norme et normalisé l’écart. La loi exige que les bâtiments soient réalisés selon les règles de l’art applicable en matière de construction, ce qui est une évidence dans la théorie, se révèle parfois dans la pratique être une pierre d’achoppement. Ce à quoi les propriétaires et les professionnels du bâtiment doivent veiller pour prévenir les vices de construction. Selon les informations véhiculées, le propriétaire qui malheureusement a perdu la vie dans le tragique événement à Douala n’avait pas de permis de bâtir.  Les conditions de vie précaires, la recherche effrénée du gain, les pratiques d’incivisme, de filouterie, de tricherie et de fraude sont l’apanage de certains propriétaires immobiliers au Cameroun. Ce qui relègue ainsi au second rang la sécurité et la valeur des vies humaines. Les pratiques de bonne gouvernance sont bafouées par la corruption qui a gangrené tout le processus de développement du pays sous le regard impuissant et parfois laxiste du gouvernement.

L’Etat doit cependant prendre des mesures préventives, correctives et même disciplinaires afin de limiter les dégâts et garantir la sécurité de la vie humaine. Transparency International- Cameroun dans sa mission de promouvoir la bonne gouvernance propose au gouvernement de :

  • Créer un comité permanent de contrôle de la qualité des matériaux utilisés dans la construction des immeubles
  • Veiller au respect des normes en vigueur en matière d’achat de terrains et construction
  • Questionner les compétences et les valeurs d’intégrité des techniciens du bâtiment
  • Sanctionner sévèrement les propriétaires immobiliers qui s’écartent des lois et règlements applicables en la matière,
  • Poursuivre le recensement et la destruction d’immeubles à risque ….

Le développement du Cameroun relève de la responsabilité de chaque maillon de la chaîne et dépend de la mutualisation des efforts orientés vers les objectifs de pays émergent à l’horizon 2035. Ceci n’est possible que si l’humanisme et les notions d’intégrité et d’éthique guident encore les actions du peuple et du Gouvernement.

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LETTRE OUVERTE DE TRANSPARENCY INTERNATIONAL A L’UNION AFRICAINE

A l’occasion de la Journée Africaine de lutte contre la Corruption célébrée tous les ans le 11 juillet et du vingtième anniversaire de l’adoption de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption (CUAPLC), Transparency International appelle les dirigeants de l’Union africaine (UA) à tenir leurs engagements en matière de lutte contre la corruption et à prendre des mesures concertées pour mettre fin à la corruption dans la région.

Dans une lettre signée par 28 de ses sections en Afrique, Transparency International souligne la nécessité d’accélérer les stratégies visant à lutter efficacement aux flux financiers illicites, de garantir aux citoyens africains des services de base sans corruption et de progresser vers la ratification et la mise en œuvre complètes de la convention. (source: Transparency International)

cliquez pour accéder à la lettre complète.

https://ti-cameroun.org/wp-content/uploads/2023/07/FR_TI-AU-Letter-AACD-2023-French.pdf