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APPEL A CANDIDATURE POUR LE RECRUTEMENT D’UN.E CONSULTANT.E

Dans la cadre de la mise en œuvre du projet : « Land and Corruption in Africa (LCA)”, TI-C souhaite réaliser  une étude sur les problèmes fonciers en lien avec l’exploitation minière de l’or dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua au Cameroun.

Cliquez ci -dessous  pour plus amples informations sur l’offre de recrutement 

Date limite 12 février 2024

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INDICE DE PERCEPTION DE LA CORRUPTION 2023

 

                                                                                            

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’INDICE DE PERCEPTION DE LA CORRUPTION 2023 : LE CAMEROUN PEINE A SE DEFAIRE DE LA GANGRENE

 

Ce 30 janvier 2024, Transparency International (TI) a publié les résultats de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2023.

L’IPC 2023 montre que dans la plupart des pays du globe, la lutte contre la corruption du secteur public n’a dans la globalité pas progressé. À l’échelle mondiale, l’IPC moyen est de 43 et reste inchangé. Pour la douzième année consécutive, plus de deux tiers (2/3) des pays ont un score inférieur à 50, ce qui dénote qu’un bien grave problème de corruption perdure.

Le thème de l’année 2023 porte sur « Corruption et Injustice ». Il est important que nos États soient dotés des institutions judiciaires indépendantes, transparentes, humainement et financièrement fortes à l’effet de maintenir la corruption sous contrôle. Par ailleurs, l’efficacité des institutions judiciaires, est tributaire de l’absence d’interférences extérieures, notamment de l’autorité politique, de pots-de-vin et d’autres formes de corruption.

AU NIVEAU MONDIAL

D’après les experts et hommes d’affaires, l’IPC 2023 classe 180 pays et territoires, selon leur niveau de perception de la corruption du secteur public sur une échelle allant de 0 (perçu comme très corrompu), à 100 (perçu comme très peu corrompu). Voici quelques cas :

 

  • Le Danemark (90) arrive en tête pour la sixième année consécutive, suivi de près par la Finlande et la Nouvelle-Zélande, avec des scores respectifs de 87 et 85. Grâce au bon fonctionnement de leurs systèmes judiciaires, ces pays sont également parmi les mieux classés selon l’indicateur État de droit.
  • La Somalie (11), le Venezuela (13), la Syrie (13), le Soudan du Sud (13) et le Yémen (16), occupent les dernières places sur l’indice. Tous ces pays sont touchés par des crises prolongées, essentiellement des conflits armés.
  • 23 pays obtiennent cette année le plus mauvais score de leur histoire. On compte parmi eux, des démocraties de premier plan comme l’Islande (72), les Pays-Bas (79), la Suède (82) et le Royaume-Uni (71). Rentrent dans cette catégorie aussi, certains États autoritaires comme l’Iran (24), la Russie (26), le Tadjikistan (20) et le Venezuela (13).
  • Huit pays ont amélioré leur score de l’IPC en 2023 : l’Irlande (77), la Corée du Sud (63), l’Arménie (46), le Vietnam (42), les Maldives (40), la Moldavie (39), l’Angola (33) et l’Ouzbékistan (31).

 

QUE DIRE DU CAMEROUN ?

Classé 140e dans cette édition 2023, le Cameroun gagne deux places par rapport à l’édition 2022. Cette progression est toutefois à relativiser dans la mesure où sa note (27), ne témoigne d’aucune évolution dans sa lutte contre la corruption malgré la pléthore d’institutions créées à cet effet.

Le thème de l’année 2023, révèle des problématiques constantes dans le système de gouvernance du Cameroun : l’insuffisance dans le dispositif d’évaluation de la politique publique en matière de lutte contre la corruption dû au fait que les pouvoirs publics se sont plus convertis par convenance que par conviction à l’éradication de ce phénomène, le manque d’indépendance de l’autorité judiciaire et la faiblesse des moyens mis à disposition pour combattre la délinquance économique et financière.

Les accusations persistantes de corruption et de pots de vin à l’encontre du Cameroun dans les affaires Glencore, Cangate 2021 Covidgate, ont contribué à amplifier le sentiment d’impunité. Le rapport d’audit de la Chambre des Comptes sur la gestion des fonds Covid-19 mettait clairement en évidence des incohérences mais, fort est de constater qu’aucune décision de justice n’a été prononcée. Par ailleurs, la récente actualité sur les violences, abus, intimidations, séquestrations, harcèlement et menaces de mort faits aux jeunes femmes et hommes qui défraie la chronique sur les réseaux sociaux et médias nationaux et internationaux, démontre la faible réactivité du système judiciaire au Cameroun.

En effet, depuis bientôt un mois que dure l’affaire Hervé BOPDA, aucune mesure d’enquête et de poursuite n’a été envisagée.   

 

François VALÉRIAN, Président de Transparency International, explique ce qui suit :

« La corruption aura de beaux jours devant elle tant que les systèmes judiciaires ne pourront pas sanctionner les actes répréhensibles et maintenir les gouvernements sous contrôle. Lorsque la justice est achetée ou fait l’objet d’ingérences politiques, c’est le peuple qui en pâtit. Les dirigeants doivent investir sans retenue dans les institutions chargées de faire respecter la loi et de lutter contre la corruption, et garantir leur indépendance. Il est temps de mettre fin à l’impunité dont jouit la corruption. »

 

Cette citation vaut un droit de regard sur le système de gouvernance judiciaire au Cameroun, tant l’ampleur du phénomène continue à faire rage et sape les libertés et droits fondamentaux des citoyens.

Les réponses à la lutte contre la corruption doivent être plus sévères et sans distinction de rang social et/ou d’ethnie afin de garantir une société épanouie et équitable.

L’application effective de l’Article 66 de la Constitution sur la déclaration des biens et avoirs devrait pouvoir s’imposer comme une évidence. Une pétition à cet effet a été signée en 2023 par plusieurs Organisations de la Société civile lors du 5e Dialogue Citoyen auquel Transparency International-Cameroon (TI-C) a pris part.

Le Gouvernement du Cameroun devrait définitivement manifester une volonté à éradiquer la corruption par une politique imparable de lutte contre ce phénomène. Il faut le réaffirmer, la corruption aggrave l’injustice sociale et affecte de manière disproportionnée les populations les plus vulnérables. 

 

                    Le Président de Transparency                           International Cameroun

                             Me Njoh Manga Bell Henri

                               

À propos de Transparency International-Cameroon (TI-C)

Transparency International-Cameroon (TI-C), est la section camerounaise du Mouvement International : Transparency International. Créée en 2000 par quelques personnalités regroupées autour de leurs leaders de l’époque, l’Association de droit camerounais TI-C, travailles en étroite collaboration avec le secteur public, le secteur privé, les organisations internationales, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers.

TI-C mène une lutte acharnée et persistante contre la corruption, le respect des principes liées à la démocratisation de la vie publique et la bonne gouvernance au Cameroun.

 

Contacts : Stéphanie Christelle ANYOU : +237 695 06 69/ 650 69 72 02

Email : stephanieanyou@yahoo.fr / stephanie.anyou@ti-cameroon.org

 

Pour comprendre la démarche de publication de l’IPC cliquez sur ces différents matériels utilisés par Transparency International. 

  • La Methodologie
  • Le Rapport 
  • Les tendances des résultats mondiaux 

 

https://ti-cameroun.org/wp-content/uploads/2024/01/CPI_2023_Methodology.zip

https://ti-cameroun.org/wp-content/uploads/2024/01/CPI-2023-Report.pdf

https://ti-cameroun.org/wp-content/uploads/2024/01/CPI2023_Global_Results__Trends.xlsx

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TI-C LANCE UN APPEL A CANDIDATURE POUR LE POSTE DE CONSULTANT

Dans la cadre de la mise en oeuvre de son projet : « OPEN GOVERNANCE AND INTEGRITY IN CLIMATE CHANGE IN CAMEROON » TI-C recherche un consultant compétent pour mener une étude sur les risques de corruption sur les fonds publics climatiques reçus par le Cameroun depuis la signature de l’Accord de Paris de décembre 2015 jusqu’en décembre 2023, avec prise en compte du genre et l’inclusion sociale.

Date limite : 18 janvier 2024

informations complètes sur le poste à pourvoir ci-dessous 

https://ti-cameroun.org/wp-content/uploads/2023/12/TDR_TI-C_Consultant_Etude-sur-le-Genre-et-Risques-de-Corruption-dans-les-Fonds-Climatiques-recues-par-le-Cameroun-1.pdf

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TI-C AU 5ème DIALOGUE CITOYEN ET LANCEMENT DU CITIZEN LENSES REPORT 2023

Les 12 ET 13 décembre 2023 à Yaoundé, le Groupe de Référence de la société civile pour la Transparence des Finances Publiques (GRTFP) et le Centre Régional Africain pour le Développement Endogène et Communautaire (CRADEC) sur le thème « Unis contre la Corruption et pour les Droits de l’Homme au Cameroun » avec le soutien de la Campagne « Arrêtons l’Hémorragie » à l’occasion des journées internationales de lutte contre la corruption et des Droits de l’Homme.

« Le Dialogue Citoyen » se veut une plateforme citoyenne de renforcement et facilitation de la contribution de la participation des organisations civiles, patronales, politiques, syndicales, confessionnelles au processus national de la mise en œuvre des ODD/2030, de la Vision 2035 et de l’Agenda 2063 de l’UA, avec comme point de convergence « La Fortune Publique : indicateur de la souveraineté budgétaire ».

OBJECTIFS DU DIALOGUE

Le 5ème Dialogue Citoyen et le lancement du Citizen Lenses Report 2023 ont pour objectif général de promouvoir une société juste, éthique et respectueuse des droits de l’homme au Cameroun en unissant les efforts contre la corruption, en renforçant la conscience sociale et la transparence institutionnelle et en garantissant le respect des droits fondamentaux pour tous les citoyens

Plus spécifiquement, il s’agit de :

  • Sensibiliser la population camerounaise à la corruption dans la gestion des finances publiques ;
  • Exiger la transparence dans les contrats d’exploitation, commercialisation des matières premières (Pétrole, Gaz, minerais, etc.) ;
  • Plaider pour la protection des lanceurs d’alerte et respect des droits de l’homme ;
  • Mobiliser la société civile et les partenaires pour la Campagne Arrêtons l’hémorragie ;
  • Faire connaître et partager les connaissances et informations de Citizen Lenses report 2023.

Une cinquantaine de participants représentant les organisations de la société civile (OSC) engagées dans la lutte contre la corruption et la promotion des droits de l’homme, les citoyens camerounais concernés par ces questions, les médias locaux et internationaux, les représentants du gouvernement, des institutions internationales et des ONG, les partenaires techniques et financiers a pris part à l’événement. 

Pendant deux jours, les participants ont été édifiés sur plusieurs thèmes exposés par des panélistes brillants, notamment:

1- Renforcer la Conscience Citoyenne : Stratégies Innovantes d’Éducation et Sensibilisation pour Combattre la Corruption et Promouvoir les Droits de l’Homme

2- Transparence Financière et Gestion Responsable : Optimiser la Gestion des Fonds Publics à travers la Responsabilité, les Audits Indépendants, la Technologie et les Mesures Anti-corruption

3- Modernisation Juridique pour l’Intégrité : Renforcer la Lutte Anti-corruption et la Protection des Droits de l’Homme à travers des Réformes Législatives et Institutionnelles

4- Renforcement de l’Engagement Citoyen : Stratégies de Mobilisation, Collaboration Locale et Internationale, Médias Sociaux, et Réseautage pour Combattre la Corruption et Défendre les Droits de l’Homme

Le Président de TI-C Me Njoh Manga Bell Henri a exposé sur le troisième thème. Pendant sa présentation il a évoqué les différentes lois et conventions anti-corruption adoptées/ ratifiées par le Gouvernement camerounais notamment  la Convention de l’Union Africaine sur la Prévention et la Lutte contre la Corruption adoptée en 2006 à Maputo (Mozambique). la loi N°003/2006 du 26 avril 2006 portant déclaration des biens et avoirs pour ne citer que celles la.

Malgré ces lois et les différentes institutions de lutte contre la corruption créées par le gouvernement pour éradiquer la gangrène à savoir: la CONAC, l’ANIF, le TCS, le CONSUPE etc., la corruption s’étend de plus en plus sur la gestion des affaires publiques et les fonctionnaires camerounais s’enrichissent de plus belle sans que ça n’inquiètent les pouvoirs publics. Au contraire, les personnes soupçonnées de pratiquer la corruption sont couronnées et acclamées sous le regard impuissant de la population, victime du mal être que provoque ce phénomène. 

A la suite de ces présentations, le Directeur Exécutif du CRADEC a présenté les conclusions générales du Dialogue et les perspectives.  

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LES HAUTS CADRES DE LA NHPC A L’ECOLE DE L’ETHIQUE ET CONFORMITÉ EN ENTREPRISE

Dans la logique de sa mission de lutte contre la corruption et de promotion de la corruption, TI-Cameroon en date du vendredi 24 novembre 2023 a tenu une session de formation du personnel de la Nachtigal Hydro Power Company (NHPC) sur l’éthique et la conformité en Entreprise. La formation proprement dite a été dispensée par Pr MEBENGA Mathieu et Mme ETONGUE MAYER, respectivement membre du Conseil d’Administration et Vice-Présidente de TI-Cameroon.

Pour l’entité bénéficiaire de cette session de formation, il était question de renforcer les capacités de son personnel (incluant toutes les composantes de la chaîne hiérarchique) sur les comportements et autres dispositions éthiques à adopter en entreprise. 

Entre autres personnes ayant pris part à cet atelier, on peut citer :

  •  Le Directeur Général de NHPC
  •  Le Directeur Général Adjoint de NHPC,
  •  Le Directeur de la Cellule des Affaires Juridiques NHPC,
  •  Le Chef service des Ressources Humaines NHPC
  •  Le Directeur d’Exploitation 
  •  La Directrice environnement et Social
  •  Le Directeur Financier
  •  La Directrice des Ressources Humaines et Moyens Généraux
  •  La Responsable Communication et Relations Externes
  •  Le Project Manager Officer
  •  Le Responsable Juridique et Ethique et Conformité
  •  Le Chef Service Procurement
  •  Le Président de TI-Cameroon,
  •  Le Chef de projet à TI-Cameroon
  •  La Chargée de la Communication à TI-Cameroon

Objectifs de l’atelier

  • Se rassurer que les participants ont une bonne compréhension des notions d’éthique et de la conformité,
  • Se rassurer que les participants appliquent le Code de Conduite éthique et la Conformité de NHPC,
  • Confronter les actions professionnelles et attitudes pratiques quotidiennes avec les connaissances théoriques consignées dans le Code et autres manuels de déontologie mis à notre disposition,
  • Permettre aux participants de développer le souci et la réflexion éthique et conformité sur tout ce qui gravite autour de leurs activités personnelles à la NHPC,
  • Amener les participants à analyser des situations de manière critique, créative et responsable dans le but d’agir avec le souci de bien faire leur travail auprès des personnes qui recourent à leurs services conformément aux objectifs et aux moyens de leur profession,
  • Identifier les contraintes et obstacles,
  • Formuler des recommandations pour les lever.

DÉROULEMENT DE LA FORMATION

Au plan magistral, l’atelier a commencé par la définition des termes :

  • Par éthique, on entend un comportement qui se rattache à la sphère morale et renvoit aux valeurs, notamment celle de l’entreprise. Valeurs qui doivent motiver les comportements et décisions professionnelles. C’est une sage pratique qui vise à assainir la vie pour soi-même et pour les autres en vue d’une institution plus juste. Néanmoins, l’éthique se distingue de la déontologie en ceci qu’elle émane de l’entreprise alors que la déontologie émane d’un corps professionnel, d’un syndicat.
  • L’éthique est utilisée en cas d’incertitude, en cas d’absence règle, lorsque les lois ne sont pas claires ou lorsque son observation peut conduire à des conséquences indésirables.
  • En milieu professionnel, l’éthique entraine donc une gestion saine des relations avec la clientèle, permet de créer et de maintenir un climat de confiance mutuelle entre le prestataire et son client. Climat qui sera donc saine pour une relation durable.
  • L’éthique regorge d’autres valeurs telles l’intégrité, le désintéressement, l’ouverture d’esprit, le respect, l’honnêteté, le courage, le sens de la justice, etc.
  • La notion de dilemme éthique intervient dans une situation qui impose de choisir entre deux options différentes qui s’excluent mutuellement et quelle que soit la décision finale, l’option choisie entraînera des conséquences sérieuses positives ou négatives pour le décideur ou pour autrui.

COMMENT PRATIQUER L’ETHIQUE EN ENTREPRISE ?

Afin d’assurer une éthique professionnelle, les Managers doivent donner l’exemple à travers un comportement qui prône la transparence, l’honnêteté, la confiance, le respect d’autrui et l’empathie. Ceci même dans les situations d’urgence, de stress ou de conflit potentiel.

Pour savoir qu’une entreprise est éthique, l’on remarque qu’elle :

  • Opte pour le respect des valeurs, de la norme et des personnes,
  • Recherche le bien-être de son personnel et des personnes environnantes,
  • Évite d’interagir avec des personnes ou organismes susceptibles de saper sa vision.

Pour atteindre ces multiples objectifs, il est donc nécessaire pour l’Entreprise d’avoir un Code Ethique qui permet :

  • D’établir les règles de conduite prescrites et de maintenir la réputation d’entreprise intègre, honnête et professionnelle,
  • De créer un espace de parole libre favorisant la prise de meilleures décisions, un échange d’idées et la promotion de l’innovation,
  • D’ouvrir la voie à la réflexion éthique qui facilite l’identification des valeurs qui constituent les raisons d’agir acceptables par l’ensemble du staff, par ceux qui partagent les mêmes valeurs, ainsi que les personnes qui sont directement ou indirectement affectées par la politique et les décisions de l’Entreprise.

Dans la pratique, le respect des règles d’éthique professionnelle pour l’employé consiste à :

  • Etre loyal,
  • Respecter ses conditions d’embauche,
  • Exercer ses fonctions en toute bonne foi et dans le meilleur intérêt de l’Entreprise,
  • Faire preuve de conscience professionnelle,
  • Contribuer à la construction et à la promotion de la bonne image de l’Entreprise.

LA CONFORMITÉ

LA CONFORMITÉ a pour mission de contrôler ou d’examiner les orientations possibles afin de mieux appréhender, mesurer et évaluer les risques du non-respect des lois ou de la réglementation et de limiter leur impact. C’est pour cela que la conformité peut couvrir tous les secteurs d’activités : la santé, la sécurité, les finances, l’hydraulique, la conformité réglementaire, etc.

La conformité réglementaire renvoit donc à l’ensemble des règles qu’une entreprise doit suivre afin de protéger les informations sensibles et la sécurité des personnes. Elle est essentielle car permet de garantir un fonctionnement à la fois éthique et légal de l’Entreprise. La conformité réglementaire préserve également les clients, les différentes parties prenantes et l’environnement des dommages provoqués par des activités non-conformes.

LE PLAN DE CONFORMITÉ se posera alors comme étant un stratégie complète permettant de se rassurer que l’Entreprise respecte toutes les exigences légales et règlementaires. Il établit également les étapes précises à suivre pour reconnaitre, évaluer et contrôler les risques de non-conformité

LA RELATION ENTRE L’ETHIQUE ET LA CONFORMITÉ EN ENTREPRISE

Elle réside alors dans le fait que ces deux notions se posent comme étant les piliers de la construction d’une Entreprise durable, socialement responsable et capable d’assurer sa pérennité. Ces deux notions englobent donc un ensemble de principes, de pratiques et de normes visant à promouvoir la transparence, l’intégrité, la responsabilité et le respect de la réglementation en vigueur.

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JOURNEE INTERNATIONALE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION: DÉCLARATION DU PRÉSIDENT DE TI-CAMEROON

Le monde célèbre chaque 9 décembre, la Journée Internationale de lutte contre la Corruption.

La gangrène résiste et s’implante de plus en plus dans les services publiques et freine le développement du pays. TI-C à l’occasion a émis son ressenti à travers la déclaration ci-dessous quant au laxisme des pouvoirs publics à lutter efficacement contre ce phénomène et qui prête le flanc à tout individu qui ne s’inquiéterait pas à se servir dans les caisses du contribuable sans risque de subir des sanctions sévères.

téléchargez la déclaration.

 

https://ti-cameroun.org/wp-content/uploads/2023/12/declaration-journee-mondiale-de-lutte-contre-la-corruption-1.pdf

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LE SECTEUR DE L’URBANISATION A MAL A SA GOUVERNANCE

La journée du dimanche 09 octobre 2023 avait débuté sans aucune inquiétude pour les habitants du quartier Mbankolo lieu-dit « Source » c’était sans ignorer qu’aux environs de 19 h le destin de plusieurs personnes allait malheureusement changer. Un éboulement de terrain va emporter avec lui plusieurs maisons et vies humaines bilan provisoire 40 morts et plusieurs blessés. Les pluies diluviennes  qui inondent la ville de Yaoundé ces dernières semaines ont mis  à nue les failles du système d’urbanisation au Cameroun. Transparency International-Cameroon à cette occasion adresse ses sincères condoléances aux familles éprouvées par cette tragédie.

Mbankolo est un quartier situé au versant de l’une des collines de la capitale et réputé dangereux pour habitation. Le lieu sinistre chapeauté par un lac dont une digue construite à l’époque coloniale pour retenir l’eau a lâché dues aux fortes pluies et aux eaux venant des collines environnantes.  

Malgré la sonnette d’alarme émise par certains journalistes il y a quelques années, ceci n’a pas empêché les populations de s’y installer, la principale cause la précarité. Dans un contexte du non-respect des principes des normes de l’urbanisme réglementaire, les populations socio économiquement vulnérables y construisent ou louent des maisons d’habitation du fait de la rareté et du coût élevé des terres dans les espaces adéquates pour construction, par ailleurs, l’incivisme des populations conscients des risques encourus, décident quand même de loger leurs familles dans ces zones dangereuses. L’occupation anarchique de ces zones rappelle la responsabilité de tous et de surtout du gouvernement en ce qui concerne l’octroi des terres. Il est temps que l’Etat du Cameroun procède à un recasement des populations installées dans des zones à risques pour éviter à l’avenir une énième tragédie après celles de Gouache en 2019, de Douala et Ngaoundéré en juillet 2023 et de Damas en 2022.

Transparency International dans le cadre de son projet « Land and corruption in Africa » a conçu un cours intitulé « Corruption in Urban planning » a guide for professional and trainee version originale en anglais et la « Corruption dans le plan d’urbanisation » un guide pour les professionnels et formateurs traduite en français par Transparency International-Cameroon adressé aux Urbanistes et responsables de l’aménagement du territoire, Organisations de la société civile militant pour les droits des citoyens et/ou le droit au logement, Enseignants, chercheurs et instituts de recherches soulève les questions existentielles en ce qui concerne la gouvernance dans le secteur de l’urbanisation. Dans deux de ses grandes parties notamment :

RISQUES DE CORRUPTION DANS LE DÉVELOPPEMENT ET LA PLANIFICATION URBAINE

Le guide

  • Fournit une vue d’ensemble de ce qu’est la planification urbaine ;
  • Examine les raisons pour lesquelles la planification urbaine est sujette à la corruption ;
  • Donne de nombreux exemples sur où et comment la corruption peut se produire dans le cycle de planification ;
  • Illustre ce qui alimente la corruption dans les villes africaines et souligne ses effets néfastes ;
  • Montre pourquoi il est opportun et important de se concentrer sur les dimensions urbaines de la corruption.

A son chapitre TACTIQUES ET STRATÉGIES DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION URBAINE, le cours présente une vue d’ensemble des quatre principales approches en matière de lutte contre la corruption :

  • L’approche classique : rendre la corruption plus difficile, plus risquée et plus coûteuse ;
  • L’approche par la pression : susciter davantage d’indignation publique à l’égard de la corruption ;
  • L’approche systémique : réduire les possibilités de corruption ;
  • L’approche incitative : rendre l’intégrité personnelle et professionnelle plus attrayante et plus gratifiante que l’engagement ou la participation à des activités de corruption.

L’intégralité du cours est disponible via ce lien  https://ti-cameroun.org/un-guide-pour-lutter-contre-la-corruption-dans-le-secteur-de-lurbanisation/

   

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TI-C ET AME RENFORCENT LES CAPACITES DES JOURNALISTES, DES OSC ET COMMUNES

Dans le cadre du projet « Strengthening Accountability Networks among Civil Society – SANCUS” dont l’objectif est de renforcer la transparence et la responsabilité dans la mise en œuvre du plan de développement local et la gestion des finances publiques grâce à la participation citoyenne et l’utilisation des outils technologiques, Transparency International-Cameroon (TI-C) s’est rendue dans la région de l’Ouest  (Bafoussam et Mbouda), dans le but de former les journalistes. C’était à l’occasion d’un atelier de formation et de concertation avec les journalistes d’investigation et des leaders d’OSC sur la lutte contre la corruption dans le développement local, organisé en partenariat avec l’Alliance pour la Maîtrise de l’Eau et de l’Energie (AME).

L’objectif était de renforcer les capacités des journalistes et des leaders de la Société Civile sur la lutte contre la corruption et l’implication des citoyens au suivi de l’action publique locale. De manière spécifique, il s’agissait de former ou informer les participants sur la nécessité de mettre une emphase sur le suivi citoyen de l’action publique d’une part, et d’autre part sur l’urgence de fédérer les efforts dans la lutte contre la corruption dans la conception et la mise en œuvre des politiques locales de développement. Étaient présents les journalistes, les leaders d’Osc et les responsables des communes. L’atelier s’est déroulé en 3 phases

  • PHASE INTRODUCTIVE

La phase introductive de l’atelier a été ponctuée par l’enregistrement des participants, le mot de bienvenue du représentant du Réseau Alliance pour la Maîtrise de l’Eau et de l’Energie (AME) et du représentant de Transparency International-Cameroon (TI-C).

Au cours de cette phase, le Chef de projet Gouvernance Local, antenne pays de Transparency International, prend la parole. Dans son mot introductif, il a retracé le contexte de mise en œuvre du projet depuis juin 2021 dans les Communes de Bafia, de Bafoussam (pour la Région de l’Ouest) et Bamenda 1er, 2ème et 3ème (pour la Région du Nord-Ouest) et surtout le contexte de l’atelier.

  1. DÉROULEMENT DES TRAVAUX

 Cinq  modules ont été présentés au cours de cette phase

  • Présentation du projet et généralités sur la lutte contre la corruption dans le Développement Local

L’exposant est revenu  sur l’historique de l’initiative en rappelant le contexte de l’atelier qui vise à améliorer le niveau de transparence et redevabilité des élus envers les populations, de renforcer la participation citoyenne, de favoriser l’inclusion de toutes les couches sociales et la prise en compte des groupes minoritaires dans le développement local. Cette présentation se termine par la proposition des indices de corruption dans les Communes. Il s’agit entre autres de :

–           Retard dans les salaires,

–           Irrégularité dans la fiscalité locale,

–           Absence ou refus de décharge des courriers à l’accueil ou au service courrier,

–           Remise tardif des invitations ou autres documents relatifs au conseil municipal,

–           Défaut d’équité (charges communales non harmonisées),

–           Refus de délivrance des quittances,

–           Phénomène de faiseur de roi (influence d’une élite lors du choix des élus locaux),

–           Conception non inclusive des PCD,

  • Présentation du cadre légal et la régulation du suivi citoyen de la gouvernance locale

L’exposant instruit les participants sur le cadre légal international, national et local de la gouvernance. Il va préciser que la participation des citoyens à la prise de décision constitue aujourd’hui une norme mondiale acceptée de tous les acteurs de la vie internationale. Parce que l’État est l’institution au centre du bien des peuples, l’échec du model dans lequel il décidait de tout a conduit à une nouvelle approche. Cette dernière implique la participation des citoyens à la prise des décisions puisque celles-ci engagent directement à l’amélioration ou non de leur bien-être. Il ressort des échanges que :

–           Il faut cesser d’être un simple habitant, mais plutôt être un bon citoyen en participant aux actions de la Commune,

–           La vulgarisation des textes doit être une affaire personnelle de tous les médias et OSC. Ces textes sont d’ailleurs téléchargeables gratuitement sur internet,

–           Il y a absence de dispositif pour protéger les citoyens qui font le suivi et les dénonciations,

–           L’impunité de l’État Camerounais face aux actes de Corruption contribue à aggraver la situation,

–           Il y a un manque de volonté des citoyens ou encore une absence de leadership dans l’engagement d’un acte de suivi,

 

  • Présentation de la plateforme de dénonciation du projet « SANCUS »         

Le chef du projet a présenté de manière succincte la plateforme accessible ici localaction4development.org en revenant sur les différentes rubriques et les procédures de dénonciation.

 

  • Identification des risques de corruption et les outils inclusifs de dénonciation de la mauvaise gouvernance au niveau local.          

Dans cette partie, les participants se sont constitués en groupe pour réfléchir sur les risques de corruption et les outils inclusifs de dénonciation à la mauvaise gouvernance au niveau local. À l’issu des travaux ils ont procédé aux restitutions et propositions des recommandations.

  1- Proposition des risques de corruption dans les CTD

–           Conflits d’intérêts,

–           Cumul des fonctions lors de la passation des marchés (être à la fois Maître d’ouvrage et autorité contractante)

–           Non-respect de la loi interdisant à un Maire d’être chef d’entreprise dans sa propre Commune,

–           Non publication ou publication tardive des appels d’offre,

–           Favoritisme. Il s’agit de la familiarité entre le Maire et certains citoyens ; ceci entraîne un manque de gouvernance et surtout de transparence dans le suivi,

–           Non implication des populations avant, pendant et après les projets,

–           Clientélisme politique.

 2- Les outils de dénonciation des actes de corruption dans les CTD

Une multitude d’outils de dénonciation a été proposé par les participants lors des échanges. Il s’agit de :

–           La Plate-forme,

–           La sous-commission du BIP,

–           Les émissions Radio interactives,

–           Les spots publicitaires,

–           La production des opuscules (Bouquins, tracts, …),

–           La plate-forme digitale en ligne, …

 

  • LA PHASE  DES RECOMMANDATIONS

Plusieurs recommandations ont été adoptées à l’issu des échanges avec les participants notamment :

–           Les participants peuvent utiliser les idées de sensibilisation proposées pour monter des projets afin de rechercher des financements ;

–           La dénonciation est une action citoyenne, chacun doit mettre sa main à la pâte pour le changement rechercher dans notre commune ;

–           L’intégration des citoyens est capitale dans les actions de gouvernance locale ;

–           Travailler en synergie pour sensibiliser les citoyens à travers les Radios communautaires ;

–           Former des coalitions pour faire des dénonciations car seul, on s’expose,

–           Pour mieux comprendre les textes de lois sur le CTD, il faut cibler les mots clés et les démystifier.

 

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UNE JOURNEE MONDIALE DE L’ENSEIGNANT TRUFEE DE FAUTES AU CAMEROUN

Alors que le monde célèbre ce 5 octobre 2023, la journée des enseignants sous le thème général « Les enseignants dont nous avons besoin pour l’éducation que nous souhaitons : l’impératif mondial de remédier à la pénurie d’enseignants », un enjeu aussi bien mondial que national. Et sous le thème national « Enseignants qualifiés en nombre suffisant, gage d’une éducation de qualité », triste est de constater que les conditions des enseignants au Cameroun sont loin d’être un catalyseur favorable pour une éducation de qualité. Les seigneurs de la craie ont mal à leur profession noble foulée au pied au détriment d’intérêts égoïstes.

Depuis février 2022, ils ont lancé un mouvement national OTS « On a Trop Supporté » dénonçant  la non application de leur statut particulier, les rappels de salaire, avancements, allocations…pour un montant global de 181 milliards de FCFA. A ce jour, les revendications n’ont pas porté leurs fruits malgré les instructions  du chef de l’Etat de payer de manière échelonnée cette dette dans les plus brefs délais, c’était en mars 2022.

Au regard de ce sombre tableau qui vient de plus confirmer la mauvaise gouvernance dans le secteur de l’éducation au Cameroun, Transparency International-Cameroon qui avait déjà pris position en 2022 au début du mot d’ordre « Craie morte » s’insurge une fois de plus contre ce traitement inhumain infligé aux enseignants. La corruption, la fraude qui seraient l’une des raisons de ce capharnaüm dévoilent son venin mortel quant à l’amélioration des conditions de travail des enseignants et freinent en grande pompe le développement du pays. Les enseignants qui sont censés encadrer et inculquer des valeurs solides d’intégrité, d’éthique, de respect, de dynamisme, de compétitivité à la jeune génération qui a déjà du mal à trouver ses repères dans l’avènement de la technologie et du modernisme à outrance, subissent de manière flagrante les limites du système.

Il serait plus qu’urgent que le Gouvernement prenne des mesures palliatives pour soulager les enseignants afin de garantir une éducation de qualité comme le stipule le thème national.

BONNE FÊTE DES ENSEIGNANTS !

 

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TRANSPARENCY INTERNATIONAL-CAMEROON SENSIBILISE SUR LA CORRUPTION DANS LE SECTEUR DE L’URBANISATION

Dans le cadre de la dissémination du cours sur la « Corruption Urbaine » dans les villes de Mbalmayo, Dschang, Douala et Buéa, Transparency International-Cameroon (TI-C) a organisé dans la ville de Buéa une conférence de presse y relative dans le but de présenter le cours à son public cible(formateurs, professionnels sur les questions d’urbanisation, administrations foncières, universités, étudiants, citoyens, etc.) et les médias. Le lien de téléchargement en versions anglaise et française ci-après. https://ti-cameroun.org/un-guide-pour-lutter-contre-la-corruption-dans-le-secteur-de-lurbanisation/

Étaient présents à la conférence le Coordonnateur de American Space (American Space sont des lieux d’apprentissage et de rassemblement en libre accès dans le monde entier qui favorisent l’interaction en personne et virtuelle entre les publics locaux et les Etats-Unis.), le Président et le Chef de Département des Relations Internationales et Résolution des Conflits, les étudiants de différentes facultés et écoles de formation et les médias.

Quatre points ont meublé l’événement notamment

  • L’ ÉDIFICATION SUR LES NOTIONS DE BASE SUR LA CORRUPTION. Transparency International définit la corruption comme l’abus du pouvoir confié à des fins d’enrichissement privé.
  • Abus = mauvaise utilisation ou le mauvais traitement ;
  • Pouvoir confié = autorité et confiance accordées aux experts et aux décideurs sous l’hypothèse qu’ils agissent avec intégrité ou servent le bien public ;
  • Gain privé = avantages qui servent les intérêts des individus ou ceux de groupes d’intérêt spécifiques (y compris les groupes ou partis politiques

 

  • LA PRÉSENTATION DU COURS PROPREMENT DIT. Il s’agissait ici de faire un résumé des grandes parties du cours afin de donner un aperçu sur son contenu entre autres les risques de corruption dans le développement et la planification urbaine. Dans cette partie, le cours :
  • Fournit une vue d’ensemble de ce qu’est-ce que c’est la planification urbaine ;
  • Examine les raisons pour lesquelles la planification urbaine est sujette à la corruption ;
  • Donne de nombreux exemples sur où et comment la corruption peut se produire dans le cycle de planification ;
  • Illustre ce qui alimente la corruption dans les villes africaines et souligne ses effets néfastes ;
  • Montre pourquoi il est opportun et important de se concentrer sur les dimensions urbaines de la corruption.

 

  • LA PRÉSENTATION DU CAJAC (Centre d’Assistance Juridique et d’Action Citoyenne) crée en 2010 est un service de TI-C qui accueille les victimes et témoins d’actes de corruption en leur proposant gratuitement le conseil juridique, le suivi de leurs dossiers au seins des administrations mises en cause et/ou l’assistance judiciaire gratuite devant les juridictions camerounaises.

A la suite de cet exposé le modérateur a annoncé la phase des questions réponses et interviews. La conférence s’est achevée par le partage des tracts sur le cours et la photo de famille.