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LA PLACE DES FEMMES DANS LES INDUSTRIES EXTRACTIVES

Transparency international-Cameroon a pris part le 18 mai 2022 à un Atelier de présentation du groupe de travail de l’association des femmes du secteur minier au Cameroun, de renforcement des capacités des femmes sur la norme ITIE, du code minier et des Institutions de mise en œuvre de l’ITIE au Cameroun.

D’après OXFAM, les femmes font l’objet de discrimination à toutes les phases des projets extractifs. La persistance de l’inégalité entre les sexes au sein des industries extractives, la compromission des droits des femmes par rapport au potentiel de développement du secteur associées aux préjugés sexistes empêchent leur implication et leur accès aux avantages économiques que les industries extractives procurent. La discrimination se manifeste aussi dans les rapports que les entreprises et les gouvernements entretiennent avec les communautés. Les politiques, les pratiques indifférentes au genre dans les processus de consultations et de prise de décisions communautaires donnent lieu à l’exclusion systématique des femmes et à la non prise en compte des points de vue, des intentions, aspirations et des intérêts de celles-ci.

Les exposés et échanges fructueux ont permis aux femmes présentes de mieux aiguiser leurs connaissances et de s’intéresser aux questions genre dans le secteur minier.

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LE PRÉSIDENT DE TI-C REÇOIT EN AUDIENCE L’AMBASSADEUR DE BELGIQUE

Le Président de Transparency international-Cameroon Me Henri Njoh Manga Bell a reçu en audience dans son cabinet, l’#ambassadeur de #Belgique et son chef de mission adjointe Mme Myriam DULIEU accompagnés tous les deux par le Directeur Afrique Sub saharienne et son attaché venus tous deux du Ministère des affaires étrangères Belge.

Cette audience avait été sollicitée par l’ambassadeur de Belgique pour des échanges de sa délégation avec quelques représentants de la société civile camerounaise sur divers sujets faisant l’actualité.

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ATELIER DE RESTITUTION DU RAPPORT SUR L’EVALUATION DES CAPACITÉS POLITIQUES ET STRATÉGIQUES DU CONSORTIUM

Dans le cadre du projet «Renforcement de la gouvernance budgétaire pour La fourniture des services de base durable dans le respect de la préservation de l’environnement» subventionné par l’Union Européenne et piloté par le consortium  Transparency International-Cameroon, ADIN, Afroleadership, Cradec et DMJ depuis 2019, un atelier de restitution du rapport intérimaire sur l’évaluation des capacités politiques et stratégiques des codemandeurs du projet susmentionné a été organisé le 13 avril 2022.

L’objectif était de présenter au consortium le rapport de la mission confiée à un consultant externe qui consistait à déceler les points faibles et les points forts des codemandeurs dans le but de développer le plan de renforcement des capacités de gouvernance politique et de participation du consortium dans l’exécution du projet.  

Après quelques heures d’échanges entre responsables et collaborateurs, plusieurs propositions en plus de celles du consultant ont été faites, entre autres:

  • Renforcer chaque codemandeur individuellement

Le renforcement des capacités dont il est question n’est pas un renforcement des compétences techniques ou des formations. Il s’agit surtout d’améliorer les capacités organisationnelles et institutionnelles de chacune de ces organisations en prenant en compte les spécificités et les réalités de chaque organisation.

  • Travailler dans une approche processus et systémique

L’organisation est un système composé de différents sous-systèmes qui peuvent être les différents organes, les services ou programmes, les ressources humaines, les ressources financières….etc. Si on veut qu’une organisation soit performante, il faut travailler sur tous ces sous-systèmes. En plus de cela, il faut travailler dans une approche processus, c’est-à-dire en plusieurs étapes.

  • Améliorer le consortium
  • Le consortium doit disposer d’un manuel de procédures bien détaillé qui définit très clairement les modalités de gestion opérationnelle du projet cogéré.
  • Il doit définir les rôles et responsabilités entre les membres au plan administratif et en matière de gestion financière.
  • Les principaux responsables des codemandeurs doivent s’impliquer dans la mise en œuvre du projet, cela suppose définir leurs rôles et responsabilités sur le plan administratif et de la gestion financière.
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TI-C MÈNE UNE ETUDE A BAFOUSSAM III, DSCHANG ET BAGANGTE

                                                       

Du 27 février au 1er avril 2022, TI-C a mené une étude sur l’implication et la prise en compte des jeunes et autres groupes vulnérables dans la conception et la mise en oeuvre de la gouvernance locale dans les communes de Bangangté, Bafoussam III et Dschang. 

L’objectif général était  d’évaluer le niveau d’implication et de prise en compte des personnes cibles dans la conception et l’implémentation des plans d’investissements annuels des communes susmentionnées.

De manière spécifique

  • Obtenir des informations sur le niveau d’implication des populations cibles dans la gouvernance locale ;
  • Recueillir des informations qui permettront de renforcer le plaidoyer;
  • Formuler des recommandations afin d’améliorer l’implication et la prise en compte des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables dans la gestion locale. 
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LES ENSEIGNANTS SONNENT LE GLAS DES MAUVAISES PRATIQUES DANS LES PROCÉDURES DE RÉGULARISATION DE LEURS SITUATIONS

Les enseignants des cycles secondaires et primaires sont en grève depuis le 21 février 2022 au Cameroun. Le mot d’ordre de grève a été initié par le mouvement baptisé « On a trop supporté » à travers  l’opération dite : « craie morte ». Cette situation met éminemment en mal les programmes scolaires à l’approche des examens de fin d’année car bien qu’étant présents au sein des établissements, les enseignants ont décidé de suspendre les cours.

Les revendications à l’origine de ce débrayage sont entre autres l’attribution des matricules, l’application du statut particulier de l’enseignant, le paiement des compléments de salaire, le paiement des avancements pour lesquels les arrêtés sont disponibles, pour ne citer que celles-là. Malgré les pourparlers entamés avec le Gouvernement et les mesures prises par le Chef de l’Etat, les enseignants semblent être réticents à mettre fin au mot d’ordre de grève sans, affirment-ils, de véritables engagements de l’Etat à améliorer leurs conditions de vie et de travail.

Les méthodes de traitement de leurs dossiers seraient le nœud du problème. Selon les grévistes, la vitesse du traitement d’un dossier est fonction du pourcentage exigé (entre 5 et 30%) et la somme à payer est prélevée directement sur le montant total dû par l’administration.  Il en est de même pour le processus de nominations et d’affectations du personnel enseignant.  

La corruption a manifestement trouvé son lit dans ces procédures. Le phénomène serait d’autant plus grave qu’il fragilise le corps enseignant dans son ensemble et  impacte par ricochet la qualité de l’enseignement dispensé dans les établissements. Comment, en effet expliquer qu’un enseignant après sa sortie de l’école de formation passe des années sur le terrain sans salaire ? Comment comprendre que le traitement de dossiers continue d’être manuel alors que les nouvelles technologies offrent de meilleures opportunités de traitement efficace et efficient ?

Transparency International-Cameroon (TI-C) interpelle l’ensemble des acteurs du secteur éducatif sur leurs responsabilités et plus précisément sur les allégations de corruption sus évoquées en invitant en particulier les autorités compétentes à prendre les mesures nécessaires afin de s’assurer que seules l’intégrité, la responsabilité et la redevabilité guident les procédures de traitement des dossiers des enseignants au Cameroun.

 

 

                                                                                                                                                    

                                                                                                                                                                Le   Président

 

                                                                                                                                                        Me Njoh Manga Bell Henri

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DECLARATION DE TRANSPARENCY INTERNATIONAL SUR LA COP26

AUX DIRIGEANTS MONDIAUX À LA COP26 : IL EST URGENT DE CHANGER DE PERSPECTIVE POUR EMPÊCHER LA CORRUPTION DE PARALYSER L’ACTION CLIMATIQUE

Alors que la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique COP26 a débuté à Glasgow, Transparency International exhorte les dirigeants mondiaux à renforcer la transparence, la responsabilité et l’intégrité afin de garantir une action efficace contre la crise climatique.

Ce billet est une traduction d’un article paru sur le site du mouvement Transparency International.

Dans le cadre des discussions annuelles de la COP, les pays sont invités à présenter des stratégies ambitieuses de réduction des émissions, à s’adapter pour protéger la biodiversité, à mobiliser des financements privés et publics et à élaborer un cadre légal pour atteindre ces objectifs. De potentiels progrès dans ces domaines risquent toutefois d’être entravés par différentes formes de corruption, du trafic l’influence au détournement de fonds. Si l’on ne s’y attaque pas directement, elle continuera de saper l’action climatique jusqu’à ce que cet élan crucial soit perdu, prévient Transparency International.

La corruption reste un obstacle majeur au succès des mesures d’adaptation et d’atténuation de la crise climatique, dont les montants considérables – rien qu’en 2018, le financement du climat a totalisé 546 milliards de dollars US à l’échelle mondiale – constituent un terrain favorable aux détournements.

Les résultats de la COP25 ont été maigres, et il faut faire beaucoup plus cette année. Les entreprises connues pour saper l’action climatique, dont beaucoup sont de grands producteurs de gaz à effet de serre, sont toujours autorisées à exercer une influence disproportionnée par le biais du lobbying, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du cadre de la COP26 ; les pays développés n’assument toujours pas leur juste part financière dans la lutte contre le dérèglement climatique ; la mise en place des marchés du carbone manque toujours de mécanismes anti-corruption.

Transparency International se joint à la communauté internationale et à la société civile pour s’assurer que la COP26 ne se termine pas sur de vaines promesses. Via sa section britannique, dans une lettre adressée au président de la COP26, Alok Sharma, Transparency International a récemment mis en garde contre les conflits d’intérêts qu’ils soient réels ou simplement ressenti par les citoyens, suffit à saper la confiance du public et à menacer les progrès vers les objectifs des Accord de Paris.

La crise climatique est également un défi de gouvernance, mais le besoin de garanties anti-corruption a, jusqu’à présent été largement absent des discussions sur le climat. Il est urgent de changer de perspective et d’approfondir les efforts en faveur de la transparence, de la responsabilité et de l’intégrité pour garantir une action efficace contre la crise climatique.

 

Transparency International appelle les dirigeants de la COP26 à :

  • Veiller à ce que les économies développées agissent de manière responsable et rendent mieux compte de la réalisation de l’engagement de 100 milliards de dollars par an, pris dans le cadre de l’accord de Copenhague.
  • Améliorer le « cadre de transparence renforcée » de l’Accord de Paris afin d’inclure un registre public des déclarations des représentants des gouvernements. Ledit registre devra aussi mesurer les efforts du secteur privé pour faire pression ou influencer les gouvernements nationaux afin de retarder et d’affaiblir l’application des politiques climatiques.
  • Lancer un nouveau processus transparent pour les contributions publiques des pays signataires de la CCNUCC et des parties prenantes concernant la déclaration obligatoire des intérêts, le registre public des activités de lobbying et un système de gestion des conflits d’intérêts, et organiser un deuxième atelier en session lors de la COP27
  • Veiller à ce que l’article 6 de l’Accord de Paris garantisse l’intégrité des marchés du carbone en incluant un mécanisme robuste et intégré de recours contre les griefs, ainsi que des garanties environnementales et sociales.

CITATIONS

« Il est temps d’agir contre la corruption et la crise climatique, car nous ne pouvons pas nous attaquer à l’une sans l’autre. Nos esprits ne font pas souvent le lien entre climat et corruption, mais malheureusement les deux sont profondément liés. Pour que l’action contre le changement climatique soit efficace, la communauté internationale doit de toute urgence changer de perspective et intensifier ses efforts en matière de transparence, de responsabilité et d’intégrité. Nous devons faire de la bonne gouvernance, la pierre angulaire de la lutte contre le changement climatique. Il n’est peut-être pas trop tard pour résoudre la crise climatique. Mais cela ne sera possible que si nous préservons les fonds climatiques de la corruption et si nous veillons à ce que la politique climatique mondiale serve les intérêts de tous les peuples et de la planète, et pas seulement de quelques intérêts privés », Rueben Lifuka, vice-président de Transparency International.

« La corruption, comme le changement climatique, est un multiplicateur de menaces avec de nombreux points de bascule dangereux. Non seulement elle diminue les chances de freiner le changement climatique, mais elle empêche injustement les membres les plus vulnérables de la société de participer ou de bénéficier des fonds climatiques. » Rueben Lifuka, vice-président de Transparency International.

« Le paysage du financement climatique est complexe et fragmenté, ce qui complique les efforts pour suivre les flux financiers et identifier qui doit être tenu responsable des décisions. Par conséquence, les conflits d’intérêts, les pots-de-vin, le népotisme et les détournements de fonds mettent en danger les investissements et les initiatives de financement dans le monde entier – des États-Unis et de l’Europe, aux pays du Sud », Brice Böhmer, responsable Climat et Environnement à Transparency International.

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PROMOTION DE LA TRANSPARENCE ET DE LA REDEVABILITE DANS LA GOUVERNANCE LOCALE PAR LA PARTICIPATION CITOYENNE ET L’UTILISATION DES TECHNIQUES NOVATRICES : TI-C COMMET UNE ENQUÊTE A MONATELE ET LIMBE

 

 

TI-Cameroon a simultanément mené du 07 au 13 juin 2021 une enquête sur la compréhension des concepts de démocratie, de gouvernance et de participation citoyenne dans les communes de Monatélé (département de la Lékié, région du Centre) et de Limbé 1,2 et 3 (département du FAKO, région du Sud-Ouest)

Cette enquête avait  pour but d’évaluer le niveau de compréhension théorique et pratique qu’ont les citoyens des concepts de démocratie, de gouvernance, de participation dans la gouvernance locale et les encourager à prendre part à la gouvernance locale en utilisant les techniques novatrices, notamment l’application lookout-transparence,  mise en place afin de promouvoir la transparence, l’inclusion et la redevabilité dans la gouvernance locale.

Les enquêteurs formés par les soins de TI-C ce sont déployés dans les zones de mise en œuvre du projet pour collecter les données auprès des populations précisément les jeunes et les femmes et les sensibiliser à prendre part à la gouvernance locale.

Les données collectées seront traitées et publiées sous forme d’un rapport final.

 

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LANCEMENT DU PROJET « PROMOTION DE LA TRANSPARENCE ET DE LA REDEVABILITE DANS LA GOUVERNANCE LOCALE PAR LA PARTICIPATION CITOYENNE ET L’UTILISATION DES TECHNIQUES NOVATRICES »

Depuis Octobre 2020, Transparency International-Cameroon pilote le projet « promotion de la transparence et de la redevabilité dans la gouvernance locale par la participation citoyenne et l’utilisation des techniques novatrices » financé par l’Ambassade des Etats-Unis au Cameroun à travers le programme African Regional Funds for Democracy (ARFD) dans les communes de Monatélé et de Limbé I, II, III. Le projet en lui-même porte sur la promotion des valeurs démocratiques au sein des minorités (jeunes, femmes et personnes handicapées) afin de mieux les impliquer dans la mise en œuvre des politiques publiques au niveau de la base, l’utilisation de la technologie pour encourager la transparence et la responsabilité dans la gestion des budgets municipaux grâce à l’adoption d’un mécanisme de suivi, la facilitation et la participation des femmes et des jeunes à tous les niveaux du processus décisionnel et même électoral.

Depuis l’adoption et la promulgation du Code général des Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) le 24 décembre 2019 et l’élection des premiers conseillers régionaux le 06 décembre 2020, le Cameroun est plus que jamais en plein dans la Décentralisation. D’où l’organisation par Transparency International-Cameroon de  cet atelier de lancement du projet le 18 mars 2020 à Yaoundé. Au cours de cette occasion, il était question de présenter le projet et son mode opératoire aux participants, partenaires au développement et hommes de média. Plus encore, il était question de  présenter l’application Lookout-transparence (www.lookout-transparence.org) mise en place afin de promouvoir la transparence, l’inclusion et la redevabilité dans la gouvernance locale.

Représentants diplomatiques, maires des communes de mise en œuvre du projet et même d’autres communes, hommes et femme de média ont échangé sur le sujet et ont apporté de nouvelles idées afin d’améliorer la mise en œuvre du projet et l’utilisation de la plateforme.

Détails du projet :

Durée : 12 mois (octobre 2020- septembre 2021)

Bailleur : Ambassade des Etats-Unis au Cameroun via le programme African Regional Funds for Democracy (ARFD)

Zones d’implémentation : communes de Limbé I, II, III (région Sud-Ouest) et Monatélé (région du Centre).